01 March 2007

Des livres à lire et à ne pas lire

J'ai pratiquement lu tous les livres que j'avais amenés dans ma valise. J'ai donc été obligé de commencer des livres anglophone se trouvant chez ma logeuse. Les livres que j'avais amenés sont très bien mais il m'en reste qu'un et je dois rester encore un mois ... sachant que j'ai lu 5 livres en un mois ça va être dur. Commençons donc par les livres anglophones que j'ai lu, ça va aller vite.


Lost Light de Connelly: un polar qui doit faire environ 500 pages et qui met 400 pages pour démarrer. L'intrigue est nulle et je trouvais le livre assez mal écrit (pourtant c'est de l'anglais) jusqu'à ce que je commence le suivant.


Digital Fortress de Dan Brown, celui qui a écrit Da Vinci Code. Dan Brown semble passionné par les intrigue et la cryptography, Digital Fortress ne parle que de cryptographie. Il semble aussi croire que lorsqu'on ne sait rien (et qu'accéssoirement on rédige mal), on peut écrire des livres crédibles sur un thème. Par contre ce que Dan Brown connaît (et sur le bout des doigts) c'est la propagande américaine consistant à penser que le monde a changé depuis le 11 Septembre, ce que les militants pour les droits civiques eux n'ont pas compris. Au moins dans Lost Light Connelly fait lui une critique ouverte des méthodes anti-terroristes, à travers son narrateur. Digital Fortress est donc un livre très réactionnaire où l'héroïne est une chercheuse en cryptographie de la NSA (National Sécurity Agency, la DST américaine en gros) qui a la taille manequin. On retrouve également du patriotisme, du paternalisme et toutes la gammes des valeurs réactionnaires qui font aujourd'hui figurent de modernité. Bref, passons à la suite.

La compagnie noire de Glen Cook. Un livre d'héroïque fantaisie très original. Les héros sont une compagnie de mercenaires qui sont embauchés par la méchante de service, la Dame (toutefois très belle et pas uniquement mauvaise). Bref, les ordres qu'ils doivent suivre consistent à éliminer toute résistante et reconquérir des territoires. Le narrateur et héros de l'histoire est un médecin pas très courageux qui est chargé de rédiger les Annales de la Compagnie. Il dresse les portraits de ses camarades et écrit même des poèmes ce qui ne sera pas sans conséquence. Le ton est souvent cynique ou humoristique. Bref un style littéraire qui sort de l'ordinnaire, les détails les plus crus ne sont pas épargnés.

Etre sans destin, d'Imre Kertész. On change complètement de sujet, ce livre quasi-autobiographique raconte l'histoire de la déportation de l'auteur, à l'âge de 15 ans. Le narrateur est donc un adolescent. L'auteur se sert de la jeunesse du narrateur pour employer un ton kafkaïen. L'absurdité de certaines situations, leur horreur semble normal pour ce jeune juif qui d'ailleurs ne parle par yiddish ni hébreu. Avec ce ton cynique et parfois humoristique, l'auteur dénonce l'absurde docilité des victimes, la complaisance des gens et la cruauté des bourreaux. Mais cette dernière apparaît toutefois moins. Imre Kertész nous fait comprendre qu'à accepter l'innacceptable par petits bouts, on finit par l'accepter intégralement ce qui ne peut faire de nous d'innocentes victimes.

N'ayant pas pu continuer Digital Fortresse pour des raisons sanitaires, je me suis repliée sur une version anglaise de l'Alchimiste de Coelho. On verra ce que ça donne. Il faudra que je vous cause aussi des "journaux" gratuits d'ici, du grand journalisme.



4 comments:

Claire said...

Tu veux qu'on te fasses un envoi de bouquins ? On a encore le temps, la ;-)

Bises

Claire

Carine said...

je ne lis pas autant :s ! le bouquin de la compagnie noire de Glen Cook à l'air plutôt pas mal
ciao
krin

Helolas Nicoise said...

J'ai des bouquins a faire partir par la poste. Ils rentreront pas en France avec moi (trop lourd, c'etait prevu a l'avance). Tu les veux?

ps: je confirme, la compagnie noire, c'est top.

prof said...

holla
rendez vous sur jewisheritage
a bientot
marcel